Retour au bercail !

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J’interromps le récit de mon voyage dans le Chiapas pour donner un petit peu de news sur mes dernières aventures.

Alors, Alors !

Tout d’abord, un retour en France de presque un mois qui m’a fait un bien fou. Tout commence par un magnifique atterrissage à Genève - Mes parents habitent Annecy - où une épaisse couche de neige, des arbres sans feuilles et une certaine obscurité donnaient au paysage un aspect surréaliste très Burtonien. Superbe !

Avion retour mexique

Photo prise depuis le hublot ( pas propre ) de mon avion de retour vers le Mexique

S’en suit une agréable gifle de cet air glacé que j’avais presque oublié, un peu de paperasse pour signaler que mes bagages ne m’ont pas suivi, une traversée enfantine de la frontière (Suisse dans l’espace Schengen depuis quelques jours !), et me voilà en France!

En fait, me voilà dans mon lit et ce dès 18h30 tellement je suis fatigué. Pourquoi? Probablement parce que le décalage horaire fait bien plus mal dans ce sens là que dans l’autre. Et certainement, parce que plutôt que de dormir, j’ai passé tout mon vol à discuter et à boire des coupes de champagne (merci Air France!) avec une charmante Française rencontrée 3 heures avant le décollage à Houston.

Un petit bilan de mon séjour dans la métropole ?

Il n’y a pas à dire, j’y suis quand même attaché à la mère patrie ! La famille, les amis, la ville de Lille, le fromage, les repas de fêtes, les discussions scientifico-existentielles avec mon pôpa, le ski avec ma môman. Cela m’a fait du bien de rentrer au pays.

Cependant, c’était assez surprenant ce retour à la réalité après 6 mois. On se rend compte que la vie continue sans vous, que les gens changent, évoluent, en bien ou en mal d’ailleurs. On prend du recul sur le passé mais aussi sur la fabuleuse expatriation dont on sait qu’elle ne sera pas éternelle. On passe de l’euphorie des retrouvailles à la légère mélancolie des temps passés, on se rend compte qu’on a idéalisé certaines choses tout comme on en a sous estimé d’autres. On prend d’autant plus conscience de la chance qu’on a de vivre une année étudiante à l’étranger.

Mais un mois, ça passe vite! Et c’est déjà parti pour un deuxième semestre. Un semestre qui s’annonce riche en émotions. Je n’ai pas changé d’appartement mais de colocataires. Je vis maintenant avec Hector, un Mexico-Américain qui a grandi à San Diego et Eleonora, une sale ritale tout juste débarquée de Milan.

Hector est américain, oui… Mais anti-capitaliste aussi! C’est un humaniste presque communiste qui me narre avec passion sa vision utopiste de la vie en citant du Karl Marx. Il est révolté que les petits africains n’aient pas accès à l’éducation et qu’il puisse y avoir des différences de richesse sur la planète. Il croit dur comme fer que l’homme est foncièrement bon et entend tout faire pour changer le monde. Ce qui, selon lui, ne sera fera pas en une génération mais en plusieurs.  Il a également une grande estime pour les animaux puisqu’il a décidé, il y a fort longtemps, de renoncer at vitam eternam aux joies d’un bon bifteck ou d’un saumon beurre citron . Après le Mexique, il compte faire un voyage de 3 mois afin de descendre en Argentine depuis le Mexique.
Athée, il pense que la religion n’est qu’un opium du peuple mais veut laisser sa trace en ce monde. Il est également assez mordu d’art et m’étonne par ses connaissances en peinture et en cinéma français.

Eleonora, elle, est, comme toute italienne qui se respecte, très mignonne et très fashion. Elle aime les pizza et la pasta ( Je suis aux anges !), appelle sa maman tous les jours, crie très fort dans son téléphone (à un rythme de croisière de 7 à 8 mots/seconde) et passe beaucoup de temps à se préparer. Ses positions politiques sont très à droite puisqu’elle remercie le ciel pour la présidence de Berlusconi . De toute façon,  “La gauche italienne est incapable de gouverner”.  Elle est également très catholique et compte aller de temps en temps à la messe, ici, au Mexique. Conformément à sa religion, elle voit l’homosexualité comme une grande anomalie de la nature. Cependant, elle ne se considère pas homophobe puisqu’elle les accepte tant qu’ils ” ne se marient pas et qu’ils font leurs trucs dégueulasses chez eux!”. Ce qui est très drôle, c’est qu’elle est beaucoup moins tranchée sur la question des relations sexuelles avant le mariage. Il faut “vivre avec son temps” me confie t’elle! Sa passion ? La danse !

J’ai donc à faire à 2 énergumènes radicalement différents mais cela se passe merveilleusement bien et donne lieu à des discussions passionnantes. De même, mon vocabulaire en italien ne cesse de s’améliorer mais je tairais ici, par respect pour vos chastes oreilles, le contenu de mon apprentissage.

Hector

Hector

Eleonora

Eleonora

Autre grand changement, les photos de cet article! Elle sont le produit de mon nouvel appareil photo numérique. Mon cadeau de Noël! Finito les photos avec mon vieil appareil tout cassé qui s’ouvrait une fois sur trois, quand j’appuyais suffisamment fort sur la batterie( qui ne tenait plus toute seule) et que, par une manœuvre très technique, j’aidais l’objectif à sortir (moteur plein de sable).

Je remercie donc mes parents et mes grands parents qui par leurs contributions m’ont permis d’acquérir un appareil photo de très bonne qualité. Il s’agit d’un bridge numérique. C’est le juste milieu entre le compact et le reflex (trop cher, trop lourd et trop encombrant pour le jeune voyageur que je suis). Un bridge , c’est très proche d’un reflex à la grande différence que l’objectif n’est pas interchangeable. Après une mûre réflexion et lecture de différents avis sur internet, j’ai choisi le dernier Lumix de chez Panasonic (DMC-FZ28) et j’en suis ravi ! Il fait des photos de très bonne qualité et est incroyablement léger. J’envisage de participer à une formation à la photo que ce soit via mon université Mexicaine ou de manière autodidacte sur Internet.

Bien évidemment, j’ai aussi repris les cours et j’ai déjà plein de tareas ( travail à la maison ). Je me console avec ma formation réseaux qui me plait toujours autant, mon cours de guitare auquel je me suis ré-inscrit et le soleil qui est revenu en force (Grand ciel bleu et 30 degrés à l’ombre ces derniers jours).

J’aborde ce semestre avec un moral à l’image du climat mexicain et l’intention de bien profiter de mes derniers 6 mois de vie estudiantine !
( A ce propos, si vous connaissez des entreprises cherchant un stagiaire dans les réseaux informatique ou tout ce qui est lié à la sécurité, et ce dans n’importe quel pays, je vous serais très reconnaissant de me contacter. CV disponible ici)

Sur ce, je vous souhaite plein de bonheur pour cette nouvelle année et vais faire mes tareas !


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La peluqueria mexicana

Inclassable, Monterrey 1 commentaire

Ca y est, je l’ai fait… Malgré le grand nombre d’étudiants étrangers précurseurs qui en ont été traumatisé, j’ai finalement été chez le coiffeur au Mexique! La longueur de mes cheveux ne m’en laissait plus vraiment le choix.

Je suis donc rentré dans la boutique et ai expliqué à la coiffeuse que je voulais me faire couper les cheveux. Elle m’a fait asseoir sur un siège prévu à cet effet. Jusque là, rien d’anormal. C’est devenu déconcertant quand elle a commencé à me les couper sans se donner la peine de me les mouiller!

- “C’est normale de ne pas me mouiller les cheveux?”
- “Oui”
- “Ah… Tout le monde fait ça au Mexique ?”
- “Non, pas tout le monde mais moi je préfère! Le truc, c’est que si je te mouille les cheveux avant, je ne peux pas voir ce que cela va donner une fois que ça sera sec.”

Devant cette répartie implacable, je n’avais plus qu’à prendre mon mal en patience et à espérer que cette bourreau pour cheveux termine son œuvre le plus vite possible. Mais c’est à ce moment là que mon voisin de droite me regarda, pointa du doigt mes cheveux et s’écria : ” C’est cette couleur là que je veux!”. Oui, beaucoup de mexicains, quand ils peuvent se le permettre, se font des teintures et il semblerait que ma couleur soit à la mode :-)

Une fois ma coupe terminée, j’ai eu le droit à un lavage de cheveux par la petite stagiaire sur-maquillée, 25 ans et des bagues sur les dents, pour je cite, “retirer les cheveux qui ne seraient pas tombés”. C’était surprenant car au lieu de se mettre derrière moi comme en France, elle s’est mise sur le côté. Cela m’a permis de constater, à loisir pendant mon shampoing, que l’épilation de ses aisselles était parfaite. Puis, elle m’a invité à m’assoir dans un fauteuil pour me sécher les cheveux. Elle a longuement complimenté la douceur de mes cheveux, m’a répété qu’elle adorait la France pour finir par me faire une coiffe avec tous les cheveux plaqués en arrière à la ritale. Beurk!

Finalement, c’était plus de peur que de mal parce qu’une fois décoiffés et ébouriffés, mes cheveux rendaient pluôt bien. Cela m’aura couté (avec la carte étudiant) la bagatelle de 100 pesos, soit un peu moins de 7 €.

Sinon, j’ai du faire une intoxication alimentaire mélangée à une gastro. J’ai eu l’estomac comme un yoyo pendant 4 jours et j’ai du manger l’équivalent d’un demi repas au total sur l’intégralité de cette période. J’ai du perdre 5 kilos mais je vais mieux! Mon appétit est revenu et j’ai l’impression d’avoir une fringale continuelle.
Cela ne m’a pas empêché de partir à Mexico City pendant ce temps là mais ça, c’est pour un prochain article !


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El mariachi

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J’ai hésité à garder ça pour moi afin d’en faire la surprise en rentrant à Lille mais il est clair que j’arriverais jamais à tenir le secret pendant 6 mois. Donc voilà, après un suspens digne des sitcoms d’AB1, je dévoile le fameux cours que j’ai de 15h à 16h, le lundi, mercredi et vendredi. C’est * roulement de tambours * GUITARE !!!

Alors oui, c’est du vol parce que je gagne des crédits universitaires pour ça MAIS NON, ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai choisi ce cours :-)

Ca faisait un bon moment que ça me tentait de m’y mettre sérieusement et j’avais d’ailleurs dit à Sarah que j’apprendrais surement à jouer au Mexique. J’étais absolument pas sur que j’allais concrétiser mes dires mais il se trouve que j’en ai l’opportunité à l’université donc c’est parti ! Quatre ans de vie à Lille, entouré de musiciens, m’ont peut être transmis une partie du virus ?!

Je ne prétends pas devenir un grand guitariste à la M.M. ,à la Kitty Cat, ou à la B.D. mais en tant que plus grand fan officiel des quite good, il est juste normal que j’essaye de faire mon petit bout de chemin de l’autre côté de la barrière.

Pour l’instant, c’est tout nouveau, tout beau, je n’ai eu qu’un seul cours et je prend mon pied à essayer de passer mon “circulo de sol” (Vous pouvez cliquer là pour voir ce que c’est) ! Ca commence à rentrer au fur et à mesure que les bouts de mes doigts s’émiettent sur les cordes mais je tiens bon.

Voici ma télécaster à moi:

Yamaha C40

C’est une yamaha C40. C’est le modèle juste au dessus de la guitare cassée et réparée au caoutchouc fondu des labos KittyCat&Desastre.

Serais-je capable de rester motivé et de progresser ? C’est ce que nous verrons dans les prochains épisodes.


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