Quand les universités battent le rappel des troupes.
avril 28, 2009 Monterrey, UDEM 2 commentairesJe continue mon témoignage en direct du Mexique mais peut être plus pour très longtemps!
L’épidémie progresse et l’organisme mondiale de la santé a passé le niveau 4 sur les 6 que contient leur échelle. Et puisqu’une image vaut mieux que de longs discours, je vous laisse prendre connaissance des différents niveaux ci dessous :

On se demande actuellement s’il n’y aurait pas un autre foyer aux Etats-Unis et le passage au niveau 5 pourrait donc être imminent.
Preuve que la menace augmente, l’Argentine et Cuba ont suspendu sine die tous leurs vols vers le Mexique.
En grand reporter, j’ai bravé hier les 40 degrés de température extérieure pour aller faire mes courses au supermarché (Quel héros!). Une bonne occasion de tâter l’ambiance.
Je n’ai pas été déçu du voyage. C’était très étrange de se balader dans les rues et de voir la majorité des gens porter un masque de chirurgien. Cela contribue à créer une atmosphère angoissante et on a tendance à voir en chaque être humain un pestiféré dont il faut s’éloigner.
Je ne suis vraiment pas de nature stressé et je sais que le risque à Monterrey est peu élevé mais je ne pouvais m’empêcher de prendre imperceptiblement un peu de distance en passant à côté des gens dans les rues. De même, chaque personne toussotant un petit peu semblait être un infecté potentiel.
Cela donne aussi des situations très comiques avec des enfants dont les masques sont tellement grands qu’ils couvrent presque intégralement leurs visages. Des improvisations de fortune avec des foulards. Ou encore des personnes ne sachant pas qu’ils doivent également couvrir leurs nez.
Personnellement, je n’en ai pas encore puisqu’il n’y en avait pas suffisamment pour tous les habitants.
Les villes fonctionnent au ralenti, tous les lieux de rencontres sont fermés, et les gens restent chez eux dans la mesure du possible. Les femmes enceintes sont exonérés de travail et les professeurs ont interdiction formelle de donner leurs cours.
Les universités et écoles des étudiants étrangers en échange au Mexique battent le rappel des troupes. La majorité d’entre nous sommes appelés à rentrer au plus vite et ceci n’est pas négociable.
Un grand nombre d’étudiants nous quittent donc dans les prochains jours et ceux qui restent ne resteront certainement plus très longtemps. C’est tellement soudain qu’on ne réalise pas vraiment ce qui nous arrive.
Pour l’instant, l’ISEN (mon école d’ingénieurs) s’est inquiété pour moi mais je ne suis pas encore obligé de revenir.
Je sais également que quelques étudiants vraiment désireux de rester ont réussi à obtenir l’accord de leurs universités en échange de la signature d’une décharge de responsabilité. Sympa!
Tout ça pour dire qu’il est probable que je quitte le Mexique avant l’heure. Que triste…
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