A la cascade d’ “eau bleue”, m’en allant promener…

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… J’ai trouvé l’eau si belle que je m’y suis baigné.

Je m’excuse pour le retard titanesque que j’ai pris dans la rédaction de ce blog mais faut dire qu’en ce moment, j’ai un peu trop de choses à faire.

Entre les exams, les projets à rendre, mon premier concert de guitare (véridique!), la recherche de colocataires pour le second semestre, ma recherche de stage, et les soirées d’adieux déchirantes, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour le blog. Mais bon, il devient urgent d’arrêter la procrastination.

Donc c’est repartit, j’avance un peu :-) Et je reprends pour ceux du fond : Notre petite délégation franco-suédoise, composée d’Aron ( à prononcer hey-rone), Caro, Maëlle, et moi même, est parti explorer la jungle  dans le sud du Mexique (le Chiapas) et au Guatémala.  Nous avons, tout d’abord, passé notre première nuit au milieu de la forêt puis avons été visité le magnifique site archéologique de Palenque. Il est environ 12h et nous réfléchissons à la suite de la journée.

L’objectif de l’après midi:  les 3 cascades de Misol-Ha, Agua Azul (Eau bleue), et Agua Clara ( Eau claire) réputées ahurissantes.

Rentrés au Panchan (voir l’article précédent), nous nous approchons d’une petite cabane en bois faisant office d’agence de tourisme et expliquons nos besoins en matière de transport. Il s’avère qu’il y a bien des expéditions aujourd’hui mais rien qui passe par la cascade d’Agua Clara. Après avoir tenté sans succès de nous décourager, l’hôtesse prend son téléphone et simule un appel au service de bus. Elle raccroche, nous regarde l’air navrée, et s’exclame  «Les zapatistas sont à la Cascade d’ Agua Clara, personne ne peut y aller… »On dit souvent que plus le mensonge est gros, plus nous y croyons… Il y a peut être certaines limites! Difficile d’imaginer le groupe révolutionnaire indépendantiste du sud du Mexique venir faire un pic-nic dans une zone touristique :-)

Après quelques négociations, nous nous programmons un voyage terriblement économique pour les deux autres cascades dans l’après midi. Le petit bonus, c’est que le bus nous attendra jusqu’au coucher du soleil et nous emmènera ensuite à notre prochaine destination “San Christobal de las Casas”. « Quand partons nous ?» demande t’on. « Le bus passe vous chercher ici dans 10 petites minutes.» Juste le temps de récupérer nos sacs!

Quelques instants plus tard, nous retrouvons donc dans un minibus qu’on appelle ici le “collectivo” direction les cascades. Et c’est en effet très collectif! Il se remplit très vite de jeunes de toutes les nationalités. Nous avons à bord des allemands, une canadienne, une japonaise, un suédois et des français. Pour la plupart, ils se font  quelques mois sabbatiques de tour du monde! ( A force de rencontrer des jeunes en plein tour du monde, je commence à me dire qu’il n’y a qu’en France que ça ne se fait pas…). Très vite, les discussions s’engagent. Tandis que la Suède pactise avec l’Allemagne, j’entame le dialogue avec le Canada. C’est ainsi que j’apprends qu’il n’existe aucun mot officiel en Anglais afin de désigner les poignées de sécurité dans les voiture. C’est pourquoi tout le monde appelle ça le “holy shit handle”. Le japon s’invite dans la discussion afin de faire remarquer à quel point pour elle, l’Allemand et le Français ont une sonorité similaire. Je rétorque que c’est un peu comme le chinois et le japonais pour moi. « Ha non, rien à voir !»  J’entame ensuite un petit exposé afin de convaincre l’assemblée que la Bretagne n’est pas la France. La Bretagne s’insurge et devient violente tandis que l’alliance Canado-Japanaise me dit que je suis “mean” et me traite de “jerk”.

Etrangers rencontrés dans le collectivo

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Nous sommes malheureusement forcé de stopper ces discussions passionnantes tellement nous avons mal au cœur. La route est en effet devenue tellement sinueuse  qu’elle en ferait vomir Eric Tabarly. Certains tentent de dormir tandis que les autres fixent la route pour tenter de rétablir l’équilibre précaire entre la vue et l’oreille interne.

Au bout d’un  temps qui paraît une éternité, nous arrivons à la première cascade. A peine 1/2h d’arrêt, donc pas le temps de se baigner.

La cascade de Misol-Ha :

Cascade de Misol-Ha Cascade de Misol-Ha

Cascade de Misol-Ha

Observez les deux baigneurs au milieu!

Nous repartons assez vite pour celle de Agua Azul où nous resterons 3 heures ( mais on aurait pu y rester toute une vie! ) :

Cascade de Agua Azul

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Cascade de Agua Azul

Cascade de Agua Azul

Cascade de Agua Azul

Il y a tout un sentier qui remonte le long de la cascade et qui offre des vues absolument somptueuses. D’après le Wikipedia hispanophone, la cascade est actuellement en compétition afin d’être éventuellement choisie comme une des 7 merveilles naturelles du monde.

Cascade de Agua Azul

Cascade de Agua Azul

Cascade de Agua Azul

Cascade de Agua Azul

Allez promis, je prochain article sera un peu plus culturel!
Mais sinon, il fait quel temps en France en ce moment ?
Comment ça il neige?

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El panchan et le site archéologique de Palenque

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Après un voyage d’environ 3 heures, nous arrivons à la station de bus de Palenque.  Ça y est, nous sommes dans le Chiapas!

Nous ne nous attardons pas dans la ville qui n’a aucun intérêt. Il fait nuit, les habitats rustiques et l’éclairage douteux rendent l’atmosphère assez glauque et nous incitent à quitter l’endroit au plus vite. Nous achetons 2 ou 3 paquets de gâteaux (L’estomac est toujours une priorité absolue!) et nous nous empressons d’attraper un taxi en direction d’ “El Panchan”. Suivant les conseils du routard (pour les plus téméraires :-) ), nous avons décidé d’aller dormir dans ce petit bout de jungle situé à 10 minutes de la sortie de la ville. Les numéros de téléphones que nous avons ne répondent pas… Tant pis, on se pointe et on verra bien ce qu’il s’y passe.

Une belle surprise nous attend là bas, c’est grandiose. Nous étions en cours moins de 24h plus tôt! Le dépaysement est total.

El panchan - Palenque

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On y trouve plusieurs petits chemins en pleine jungle dans lequel se trouvent de belles pancartes en bois indiquant, à l’entrée de chaque sentier, le nom du domaine dans lequel on s’apprête à pénétrer. En effet, le lieu est divisé en plusieurs zones appartenant à des propriétaires différents et chacun d’entre eux possède un certain nombre de cabanes à louer.

El panchan - Palenque

Il est 9h du soir et les cabanes faisant office de réceptions sont vides. Nous décidons donc de nous engager dans un chemin au hasard. Il fait noir mais de petites lanternes placées le long du chemin nous permettent d’avancer dans la jungle sans tomber dans les ruisseaux. Nous finissons par arriver à une grande cabane et nous appelons la personne allongée par terre: un homme qui vit avec une trentaine de chats! Nous sympathisons assez vite avec lui et il nous explique qu’il est Don Moïse, un des plus anciens du lieu et que tout le monde ici le respecte. Nous prenons note de ces conseils et repartons en quête du propriétaire qu’il nous a suggéré.

Nous avons longtemps cherché et avons fini par le retrouver étalé sur une table. Le pauvre homme étant complètement saoul et préférant cuver que nous écouter, nous avons du faire appel à un de ses amis pour visiter l’endroit.
En bon voyageurs low-cost, nous allons tout d’abord voir le “dormitorio” (dortoir). Nous entrons et c’est le drâme :-) Les lits sont en fait des grosses dalles en PIERRE avec de légères couvertures au dessus. Nous en soulevons une et le visage des filles blêmit au fur et à mesure de la fuite des 2 cucarachas (cafards) que nous avons dérangé! Ce n’est pas là que nous dormirons ce soir :-)

Le problème réside dans le fait que, malgré la basse saison, c’est bondé d’étrangers et il ne reste plus grand chose de libre à 9h du soir. Nous commençons à désespérer et nous décidons d’aller faire un tour au bar-restaurant du campement comme cela nous a été conseillé.
Nous y trouvons une propriétaire qui nous propose 2 cabanes un peu éloignées mais tout ce qu’il y a de plus correct. Le prix est décent et le contraste est tel avec ce que nous avons pu voir avant que nous acceptons à l’unanimité et sans même y réfléchir.

Nous décidons d’aller nous restaurer au bar-restaurant afin d’avaler un très rapide repas juste avant que celui ci ne ferme. Nous sommes emballés par la variété et les faibles prix de la carte et ne pouvons nous empêcher de prendre un cocktail. Et vu que je n’aime pas le jus d’ananas, le serveur a transformé pour moi le “sex on the beach” en “sex in the selva (jungle)”. Le même mais avec du jus d’orange uniquement!

El panchan - Palenque

El panchan - Palenque

Carte Bar El panchan Palenque

Carte des prix (A diviser par 16 pour les avoir en euros)

Nous aurons même droit à un petit spectacle :

El panchan - Palenque

Nous allons ensuite nous coucher, je me retrouve avec Caro puisque les filles ne sont pas rassurées de dormir à deux dans la même cabane. Elles entendront les singes hurleurs pendant la nuit ( c’est ça la jungle !) alors que moi j’ai dormi comme un loir!

Le lendemain matin, nous nous levons à 7h00 afin d’être les premiers sur le site des ruines. Cela se passe de commentaires : observez plutôt !

Site archéologique de Palenque

Un clic sur les images pour les agrandir !

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque - Jeu de pelote

Petit terrain de jeu de Pelote

On retrouve des terrains de jeu de Pelote sur pratiquement tous les sites archéologiques Maya. C’était un sport extrêmement pratiqué à l’époque. Les règles sont à peu près les mêmes que celle du volleyball à la différence près qu’il est interdit de toucher la balle, ni avec les mains ni avec les pieds, et que la balle pesait environ 3 kilos! De plus il y a, un petit anneau dans chaque camp qui quand il était traversé par la balle signifiait la fin immédiate de la partie ( d’où la difficulté et la rareté de l’action !). Le petit détail charmant, c’est qu’une des deux équipes ( parfois uniquement le capitaine ) était sacrifiée à la fin de la partie. On ne sait toujours pas aujourd’hui si c’est l’équipe vaincue ou l’équipe gagnante qui se faisait décapiter. L’avis des historiens diverge car être sacrifié était un honneur suprême.

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Le site est inscrit au patrimoine de l’humanité depuis 1987. C’est déjà le site le plus riche du sud du Mexique même s’il est de taille modeste ( Comparé à celui de Tikal au Guatemala qu’on a visité un peu plus tard ) mais les archéologues estiment qu’on en a découvert qu’environ 10%, le reste étant encore enfoui sous la forêt.

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Et c’est à ce moment là qu’Aron, le suédois de 28 ans (faut le préciser), a eu l’idée de faire un hide and seek (cache-cache) sur le site archéologique. L’idée a tout de suite été plébiscité et pendant que Caro comptais, nous sommes tous partit nous cacher! Devinez qui a gagné :

Site archéologique de Palenque

Site archéologique de Palenque

Cette tour n’est pas une bonne cachette, croyez moi!

Site archéologique de Palenque

Vous prendrez bien un petit souvenir! Nous avons l’embarras du choix.

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Atterrisage à Villahermosa

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Notre aventure débute le vendredi 7 novembre dans un taxi en direction de l’aéroport de Monterrey. On s’est levé tôt, on est encore tous dans le coaltar et notre chauffeur fort bavard nous sort joyeusement de notre léthargie en nous expliquant son expérience malheureuse de samedi dernier où une étudiante à repeint son taxi (et ses cheveux), ce qui lui a fait perdre sa nuit. Ce qui est fantastiquement drôle, c’est qu’une des personnes présente actuellement dans son taxi a fait exactement la même chose et le même samedi! Devant nos allusions foireuses, le chauffeur finit par comprendre et nous sommes écroulés de rire quand nous arrivons à l’aéroport.

Nous sommes là afin de prendre un avion pour la ville de Villahermosa dans l’état du Tabasco. La destination étant un peu loin pour y aller en bus, nous décidons de profiter de la compagnie aérienne low-cost “Vivaerobus” basée dans notre ville de Monterrey.

Avion vivaaerobus

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Je m’attendais à un avion Playmobil à la Ryanair mais j’ai été surpris en bien: c’est spacieux et les sièges sont plutôt confortables. Leur stratégie low-cost ? Remplir à craquer leurs avions, distribuer de la nourriture et des rafraichissement uniquement moyennant finance (un petit jus d’orange au moins? Tu peux te brosser Martine! ) et engager des pilotes dont les compétences sont contestables !

Bref, après un atterrissage mouvementé, nous arrivons entiers et heureux à Villahermosa. Nous n’avons pas prévu de passer la nuit ici, et nous décidons de réserver un bus pour rejoindre notre première vraie destination: Palenque. Nous convenons tout de même de passer l’après midi dans la ville.

Nous flânons un peu dans le centre ville. La ville n’a rien d’exceptionnel et au vu de comment les gens nous dévisagent, ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers.
La découverte amusante de la journée : le Mac Burrito de chez Macdo.

Villahermosa

Le Mac burrito de chez MacDo Mexique

Nous décidons de chercher un taxi pour se rendre au parque de la Venta, une sorte de musée en extérieur couplé avec un zoo. Et là, ça a été la croix et la bannière… La ville manque cruellement de taxis et nous avons passé presque une heure avant de réussir à en trouver un. De plus, les taxis sont en fait des minibus. C’est à dire qu’ils récupèrent pendant leurs courses d’autres clients qui vont plus ou moins dans leur direction. Il y a donc en permanence quelqu’un dans leurs taxis et il est considérablement difficile d’en trouver un de libre pour 4 passagers. Il est possible de demander au chauffeur un “especial”, c’est à dire un taxi pour toi tout seul mais bien évidemment, il faut payer en plus.

On a fini par y arriver !
Le parc est sympathique: On y trouve des ruines, des sculptures, une végétation luxuriante et surtout une grande quantité d’animaux dont certains sont en liberté. Mention spéciale pour la grande cage aux perroquets dans laquelle nous avons pu entrer afin de voir les animaux de plus près.

Perroquets verts

Perroquets

Crocos

Le retour en taxi pour la station de bus a été épique. Nous sommes tombés sur un chauffeur accro aux années 80 qui a transformé sa voiture en une vraie discothèque sans qu’on le lui demande. Il conduisait comme un fou furieux, appuyait frénétiquement sur son klaxon qu’il n’entendait même plus et la musique faisait un boucan du diable à travers les fenêtres ouvertes. Ce qui était surprenant, c’est que les gens ne tournaient même pas la tête, preuve que ce genre de scènes faisaient partie de leur quotidien. Quant à nous, je vous laisse imaginer notre état d’euphorie dans la voiture pendant le trajet. En arrivant, nous lui demandons ce que nous lui devons puisqu’il n’y a pas de taximètres dans les taxis de cette ville… «Donnez moi ce que vous voulez!». Ils sont drôles dans le sud ! Il s’en tirera avec 50 pesos (3,5 euros).

Rien de transcendant pendant cette première journée plus destinée au voyage qu’autre chose, les aventures sérieuses commencent le lendemain!

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