Atterrisage à Villahermosa
novembre 23, 2008 1:43 VoyagesNotre aventure débute le vendredi 7 novembre dans un taxi en direction de l’aéroport de Monterrey. On s’est levé tôt, on est encore tous dans le coaltar et notre chauffeur fort bavard nous sort joyeusement de notre léthargie en nous expliquant son expérience malheureuse de samedi dernier où une étudiante à repeint son taxi (et ses cheveux), ce qui lui a fait perdre sa nuit. Ce qui est fantastiquement drôle, c’est qu’une des personnes présente actuellement dans son taxi a fait exactement la même chose et le même samedi! Devant nos allusions foireuses, le chauffeur finit par comprendre et nous sommes écroulés de rire quand nous arrivons à l’aéroport.
Nous sommes là afin de prendre un avion pour la ville de Villahermosa dans l’état du Tabasco. La destination étant un peu loin pour y aller en bus, nous décidons de profiter de la compagnie aérienne low-cost “Vivaerobus” basée dans notre ville de Monterrey.
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Je m’attendais à un avion Playmobil à la Ryanair mais j’ai été surpris en bien: c’est spacieux et les sièges sont plutôt confortables. Leur stratégie low-cost ? Remplir à craquer leurs avions, distribuer de la nourriture et des rafraichissement uniquement moyennant finance (un petit jus d’orange au moins? Tu peux te brosser Martine! ) et engager des pilotes dont les compétences sont contestables !
Bref, après un atterrissage mouvementé, nous arrivons entiers et heureux à Villahermosa. Nous n’avons pas prévu de passer la nuit ici, et nous décidons de réserver un bus pour rejoindre notre première vraie destination: Palenque. Nous convenons tout de même de passer l’après midi dans la ville.
Nous flânons un peu dans le centre ville. La ville n’a rien d’exceptionnel et au vu de comment les gens nous dévisagent, ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers.
La découverte amusante de la journée : le Mac Burrito de chez Macdo.
Nous décidons de chercher un taxi pour se rendre au parque de la Venta, une sorte de musée en extérieur couplé avec un zoo. Et là, ça a été la croix et la bannière… La ville manque cruellement de taxis et nous avons passé presque une heure avant de réussir à en trouver un. De plus, les taxis sont en fait des minibus. C’est à dire qu’ils récupèrent pendant leurs courses d’autres clients qui vont plus ou moins dans leur direction. Il y a donc en permanence quelqu’un dans leurs taxis et il est considérablement difficile d’en trouver un de libre pour 4 passagers. Il est possible de demander au chauffeur un “especial”, c’est à dire un taxi pour toi tout seul mais bien évidemment, il faut payer en plus.
On a fini par y arriver !
Le parc est sympathique: On y trouve des ruines, des sculptures, une végétation luxuriante et surtout une grande quantité d’animaux dont certains sont en liberté. Mention spéciale pour la grande cage aux perroquets dans laquelle nous avons pu entrer afin de voir les animaux de plus près.
Le retour en taxi pour la station de bus a été épique. Nous sommes tombés sur un chauffeur accro aux années 80 qui a transformé sa voiture en une vraie discothèque sans qu’on le lui demande. Il conduisait comme un fou furieux, appuyait frénétiquement sur son klaxon qu’il n’entendait même plus et la musique faisait un boucan du diable à travers les fenêtres ouvertes. Ce qui était surprenant, c’est que les gens ne tournaient même pas la tête, preuve que ce genre de scènes faisaient partie de leur quotidien. Quant à nous, je vous laisse imaginer notre état d’euphorie dans la voiture pendant le trajet. En arrivant, nous lui demandons ce que nous lui devons puisqu’il n’y a pas de taximètres dans les taxis de cette ville… «Donnez moi ce que vous voulez!». Ils sont drôles dans le sud ! Il s’en tirera avec 50 pesos (3,5 euros).
Rien de transcendant pendant cette première journée plus destinée au voyage qu’autre chose, les aventures sérieuses commencent le lendemain!
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