Festival Cervantino à Guanajuato

12:09 Voyages

Tous les ans, au mois d’octobre, la ville de Guanajato attire les milliers de touristes qui viennent assister au festival international Cervantino. Ce festival artistique et culturel est un des plus réputés au Mexique et anime les rues de la ville pendant 3 semaines.  Cette ancienne ville coloniale est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

On avait envie de bouger, la description était alléchante et c’était un des seuls endroits où la prévision météo n’était pas trop mauvaise . C’est les raisons pour lesquelles, mon coloc, nos 2 amies de sciences po (Caro et Maëlle) et moi même sommes montés vendredi soir dans un autobus en direction de cette fameuse ville.

Au programme: la ville de Guanajuato et celle de San miguel de Allende pour un long weekend de 3 jours. On avait décidé à l’avance de sécher les cours du lundi histoire d’avoir plus de temps.

Nous sommes arrivés samedi matin à 8h du matin, soit après 12h de bus, et moins de 3 heures de sommeil, à la station de bus un peu excentrée de la ville. Là, nous y avons pris un autre bus qui, après avoir traversé les tunnels bordant la ville, nous a déposé au beau milieu du centre.

Eglise Guanajuato

Les photos sont désormais agrandissables en cliquant dessus !

Pour reprendre Caro et Maëlle, Guanajuato, “c’est beaucoup trop mignon !!!!!”. La ville, au relief très accidenté, est constituée de ruelles étroites en pavés, de petits escaliers débouchant sur des ruelles encore plus étroites, et de petites places un peu partout. Les maisons de toutes les couleurs et le grand nombre de monuments donnent à la ville un charme fou. On y trouve aussi de nombreux restaurants avec terrasses (très rares au Mexique)  qui donnent à la ville un parfum de vacance. C’était très dépaysant !

J’ai été surpris par la propreté et la richesse palpable de la ville qui contraste fortement avec ce qu’on peut voir ailleurs au Mexique. C’est une ville très étudiante et nous nous sommes tous dit que cela devait être le pied de vivre ici.

Première mission, trouver un petit déjeuner. On faisait de l’humour en imaginant le petit déjeuner à française qui nous manquait tant: une baguette, un chocolat chaud, de la confiture, une crêpe, allez, juste un vrai café! Mais on était à mille lieux d’imaginer qu’on y aurait vraiment droit et nous n’avons pas fini de chanter les louanges au guide du routard qui nous a conseillé le “Truco 7″, un petit restaurant près de notre auberge. Chaque plat ramené par la patronne était un moment d’extase général.

Après avoir déposé nos sacs à l’auberge de jeunesse,  nous sommes partit explorer les alentours. Nous avons découvert que la ville vouait un culte à l’auteur espagnol Cervantes et à son oeuvre “Don quijote de la mancha”. Cela m’a rappelé que j’avais été forcé de le lire en espagnol en 4 ième et à quel point j’avais trouvé ça rasoir ;-)  C’est évidement en l’honneur de Cervantes que le festival a été nommé le Cervantino.

Nous avons ensuite rejoins notre copine allemande Miaa qui se trouvait aussi dans la ville et qui nous avait réservé auprès d’un Mexicain un petit tour dans la ville.

Nous avons commencé par le musée de la torture. C’est guidés par une jeune fille de 15 ans, que nous avons appris de quel manière les prêtres espagnols de l’inquisition torturaient et tuaient un nombre démesuré de personnes tel que les sorcières, les homosexuels, les femmes adultères, les femmes non mariées à 21 ans, les voleurs, les prostituées ou plus généralement, les personnes avec des idées contraires aux leurs.

Nous avons été choqués tout autant par la violence et le sadisme des châtiments, que par la manière amusée et sans émotions avec laquelle cette jeune fille nous expliquait le fonctionnement des instruments. Les filles étaient blanches comme des linges et à la limite de vomir… Moi j’en ai beacoup ri mais au fond, je trouvais quand même cela effrayant.

C’était difficile d’imaginer que des hommes aient pu infliger de telles souffrances à leurs semblables. Tout cela au nom de la religion catholique. Le guillotine française existait déjà à cette époque mais avait été refusée car jugée trop gentille. La pendaison était la mort la plus douce possible. L’idée était que plus la personne souffrait dans cette vie, plus elle serait sauvée dans l’au delà.

Quand nous sommes sortis du musée, et que notre guide, nous a emmené dans le magasin du coin rempli de portraits de la vierge Marie et de crucifix (il y en a un magasin comme ça tous les 10 mètres ici!). J’en étais choqué. J’avais encore les images de l’inquisition dans la tête…

Par la suite, le guide nous a expliqué pourquoi la ville était si riche. La ville a depuis sa fondation vécu de l’exploitation minière de la gigantesque mine de Valenciana. C’est une des seules mines au monde à produire à la fois argent et or. Et selon le guide, cette mine a assurée à l’époque de sa découverte plus de 75 % de la production mondiale d’or.  La mine est encore en exploitation aujourd’hui.

Les premiers mineurs qui y travaillaient à l’époque avait une espérance de vie d’environ 5 ans.  Le gaz, le mercure et les poussières dans leur poumons détruisaient très vite leur santé. Au départ, ce n’était que des esclaves, puis cela a été le tour des hommes de la ville. ils étaient très respectés car ils contribuaient de manière très efficace à la forturne de leur famille en réussissant à dérober un peu d’or.  Aujourd’hui, la partie de la mine encore exploitée est presque entièrement mécanisée.

Nous sommes ensuite dirigés au musée de la momie qui contient une soixantaine d’ex-habitants de Guanajuato. En effet, un rare phénomène naturel se produit dans le cimetière de la ville et momifie les corps. On y a vu des morts naturelles, des maladies, des noyés, des bébés, des femmes enceintes et même un fœtus momifié. Cela paraît horrible, mais cela m’a paradoxalement fait beaucoup moins d’effet que le musée de la torture. Je pense que j’avais du mal à imaginer que ces personnes étaient vivante il y a à peine une centaine d’année. La momie la plus ancienne date de 1865. La plupart des vitres n’allaient pas jusqu’en haut  et on aurait presque pu toucher les morts.

Après, cette journée considérablement active, nous avons été nous restaurer en mangeant une succulente pizza dans un restaurant italien. Encore une fois, nous avons pu nous rendre compte à quel point on mange sacrément bien à Guanajuato!

Au fur et à mesure de la tombée de la nuit, les rues de la ville se sont remplies de plus en plus dans une ambiance spectaculaire. On a eu droit à un mélange explosif de concerts, spectacles, hommes statues et autres animations en tout genre. Cela a duré toute la nuit et à 5 heure du matin, les rues étaient encore bondées.  Nous avons fini tard, avec beaucoup d’alcool dans le sang et notre courte nuit n’a pas été très récupératrice mais je peux vous assurer que la soirée a été anthologique!

Le lendemain midi, nous avons été nous reposer dans un petit parc du centre ville où jouaient quelques musiciens.

Petite vidéo de l’endroit où nous nous sommes arrêtés.

Puis, nous avons juste pris le temps d’aller observer une représentation de chevaux volants…

…avant de reprendre la route pour San Miguel de Allende. Mais ça, c’est pour un prochain article!

Toutes les photos de Guanajuato :

Le musée de la torture
Le musée de la momie
La ville de Guanajuato
7 commentaires
  1. Mayelle :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:01

    Sociopathe :

    * attitude latante d’irresponsabilité et d’irrespect des règles, normes sociales et engagements pris (exemple : s’exhiber dans un bus ; s’allonger dans caveau réservé aux momies et ce, en plein musée)

    * tolérance très faible à la frustration et seuil faible à la décharge de l’agressivité, y compris par la violence (exemple : virer à coups de pieds deux adorables filles de leur lit ; sadisme prononcé, illustré par la volonté de fouetter l’une de ses deux adorables personnes susnommées)

    * dédain froid envers les sentiments des autres,

    * incapacité à ressentir la culpabilité ou à profiter de l’expérience, en particulier des punitions,

    * tendance marquée à rejeter la faute sur les autres…

  2. Mayelle :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:04

    Certains chercheurs estiment que les personnes adoptant des comportements de prédation et/ou de violence ne le font pas forcément par manque d’émotion ou d’empathie mais par choix narcissique, en vertu du principe du plus grand plaisir et/ou de la plus grande facilité/rentabilité…

    Dois-je continuer, ou voudras-tu enfin reconnaître ta sociopathie ? Tu sais, ce sera déjà un premier pas pour guérir ton trouble de la personnalité mon cher Pilou…

  3. Romain :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:06

    Chère Maëlle, je pense que tu ne fais qu’exciter le côté pervers et malsain de mon fiancé.
    Je te saurais gré de laisser le sociopathe de mon coeur tranquille.
    Il a besoin d’être comme cela pour ne pas me quitter.
    J’espère que ton intellect de femme te permettra de comprendre…

  4. Mayelle :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:07

    Cher Romain que je ne connais pas, sinon de réputation et de statut,
    Sache qu’il ne s’agit nullement d’une véritable volonté de soigner “le sociopathe de ton coeur” de ses troubles mentaux, mais que je m’efforce de tirer des leçons des enseignements de Maître Pilou. Il s’est en effet proposé de me faire partager les bases de son sadisme et de son ego démesuré, afin de faire quelque chose d’un «cul de sac de l’évolution de l’humanité» tel que moi.
    Je crois d’ailleurs avoir plus que réussi ce premier test en retournant l’arme contre son maître.
    J’espère que ton intellect de mâle jaloux te permettra de comprendre…

  5. Pilou :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:09

    Ma chère et adorable petite chienne de Juanita,
    Cela fait bien longtemps que je reconnais et proclame ma sociopathie… Tu n’as fait qu’exprimer de manière pathétique ce que tout le monde savait déjà depuis belle lurette. Je te met un 3/20 pour cette tentative de sadisme complètement ratée et j’espère que tu sauras récupérer un peu de ta dignité grâce à la tarte tatin. En guise de punition, tu passeras une journée complète avec des pinces à linge sur les tétons, la boule rouge dans la bouche et tu me diras “punissez moi encore maître” quand je te fouettrais avec l’instrument, prévu à cet effet, du musée de la torture.
    Si ton étude avait été un peu plus complète, tu aurais vite découvert que ma sociopathie n’avait d’égal que mon côté vicieux et pervers.
    Tu as encore tout à apprendre du sadisme et Maître Pilou te conseille de mettre rapidement un terme à ta psychorigidité si tu ne veux pas finir attachée à un arbre sur une aire d’autoroute mexicaine.

  6. Pilou :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:11

    Quant à ton manque de respect flagrant à mon chéri d’amour, c’est la première et dernière fois. Recommence et tu finiras en apéricube pour les indigènes de Yaxchilan.

  7. Mayelle :

    Date: octobre 25, 2008 @ 4:12

    Je trouve tes arguments légèrement faibles, branlants, malhonnêtes, manquant totalement de fair-play et sans probité aucune ! C’est en effet très facile (beaucoup trop facile même) de dire que “cela fait bien longtemps que [tu] reconnais et proclame [ta] sociopathie” à quelqu’un qui ne t’a cotoyé que quelques jours (bien que ceux-ci furent amplement suffisants pour remarquer certains traits de ton caractère).
    En outre, sache qu’un élève n’apprend vite et bien qu’avec un bon maître. En m’accordant ce 3/20, c’est toi-même et le niveau de ton enseignement que tu juges.
    Quant à la punition que tu souhaites m’infliger, je te serais reconnaissante de bien vouloir garder tes pratiques douteuses pour tes moments d’intimité avec ton cher et tendre Romain. Merci.
    Je te saurais gré de bien vouloir noter que ton côté vicieux et pervers n’a d’égal que mon opiniâtreté à ne pas me laisser faire.

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