Venez goûter la mescaline à Real de Catorce

11:39 Voyages

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais vous raconter mon dernier road trip. Je vous emmène visiter Real de Catorce!

Bienvenue Real de Catorce

Real de Catorce, c’est un tout petit village situé dans la sierra de Catorce à 2750 mètres d’altitude. Ce village est assez connu pour plusieurs raisons.

- C’est un village tout à fait typique en totale décalage avec la civilisation. L’ electricité y est instable, il y a des chevaux partout et c’est infesté de hippies.
- Sa situation géographique offre des vues absolument magnifiques sur les vallées environnantes
- Le film “Le Mexicain” avec Brad Pitt et Julia Roberts y a été tourné en 2001
- Le film “Bandidas” avec Salma Hayek et Penelope Cruz y a été tourné en 2006
- On y trouve des peyotes (peyotl). J’y reviendrais!

C’est après 1 semaine et demi de préparatifs et une nuit blanche (pour certains) que nous sommes partis à bord des 2 voitures de location en direction de Real de Catorce. Un levé samedi matin à 4 heures du matin, il fallait être motivé!
Un bataillon de 10 personnes pour cette aventure : 3 Ch’tis, 1 Bretonne, 1 Parigote, 2 Texans, 1 Lybano-Allemande, 1 Turco-Allemande (La fille de Borat), et 1 Mexicaine criant à qui veut l’entendre qu’elle n’en est pas une!
Ouverture culturelle, vous avez dit ?

Groupe road trip

Et c’est comme ça que notre bande de joyeux lurons se mettait en route pour Real de Catorce. Musique à fond, fenêtres ouvertes et cheveux au vent! Cela partait plutôt bien, on ne s’était même pas encore fait arrêter par ces ripoux de policiers Mexicains. Les voitures roulaient bien, la route était déserte et les kilomètres défilaient. Vous vous demandez où est le léger petit problème ? La roue arrière d’une des voitures sous gonflée qui a décidé d’éclater quand nous roulions à 140km/h sur la voie rapide…
Heureusement, depuis le 4L trophy, j’ai au moins appris à changer une roue, et c’est avec Francois que nous avons fait le boulot. Bien sur, ces **** de loueurs avaient oublié de mettre dans la voiture la clé pour sortir les boulons de la roue et nous avons du faire du porte à porte pour trouver l’outil manquant. Ca nous a gaché le levé du soleil !

Changement de roue

changement de roue suite

Petit accident de parcours réglé et morale toujours à son paroxysme, nous reprenions la route et malgré les innombrables arrêts micro pipi pour les demoiselles (sauf caro qui a “une autonomie de 32 heures”), nous avons fini par atteindre le bas de la montagne.

Adri

Boulevard de la mort mexique

Nous avons du finir l’interminable montée en camionnette jusqu’à l’entrée d’un tunnel. La vue était magnifique avec de temps à autres des vielles maisons en pierre abandonnées et un précipice à quelques mètres de la route.

La vue depuis la camionnette :

Vue Real de Catorce

Vue Real de Catorce 2

On se croirait dans un roman de Tolkien, n’est ce pas ?

C’est tracté par une mule et en se prenant de grosses gouttes d’eau sur la figure que nous avons pu traversé le tunnel lugubre et aboutir sur le village.
C’est le seul moyen d’atteindre Real de Catorce le weekend du 5 octobre. C’est en effet, le weekend que choisissent chaque année des dizaines de milliers de pèlerins pour venir rendre hommage à saint Francois d’assise, le patron du village.

Tunnel Real de Catorce

Arrivés là-bas, nous avons déposé nos sacs dans une auberge de jeunesse tenue par des hippies. C’est à ce moment là aussi que nous avons appris qu’étant donné qu’un de leur clients réguliers avait décidé de se pointer, nous avions été bougé de chambre et que nous allions dormir à 10 dans 3 lits.
Une réduction? Évidemment que non… On accepte quand même… tout est complet de toute façon!

Ville de Real de Catorce

Pilou à Cheval

C’est donc après cet épisode que nous nous sommes mis en quête de Candelario, un guide que l’on m’avait conseillé et qui est finalement resté avec nous tout le weekend. Comment trouve t’on le Candelario ? C’est très simple, il suffit de demander dans le village. Ici tout le monde se connait.

Lassés par le bruit infernale des pèlerins, nous avons convenu avec lui de partir à cheval toute la journée pour le désert. La mission: partir en quête des peyotes (peyotl), les mythiques cactus hallucinogènes des indiens Huichols.
Juste le temps pour lui de trouver les chevaux et pour nous de manger un poulet pas cuit et nous étions partis pour une journée de plus de 8 heures de cheval dans un décors somptueux.

Poulet pas cuit

On faisait pas les malins au début livrés à nous même, la montagne d’un côté et la falaise de l’autre, chacun sur un cheval.
Ils n’en faisaient qu’à leurs têtes et n’obéissaient qu’aux coups de “latigo” (fouet) que leur mettait le guide pour les faire avancer.

Chevaux

On a finalement compris que les chevaux n’étaient pas bête au point de sauter dans le précipice et qu’un peu plus d’autorité était nécessaire. J’ai déroulé la corde de lasso accroché à ma selle et j’ai fini par trouver une méthode pour l’abattre violemment sur le derrière du canasson. Celui ci est devenu beaucoup plus coopératif et finalement Muneco et moi, on est même devenu super copains. A la moindre pression de mon pied sur son ventre, il partait dans de majestueux galops.
Comme l’a dit un grand sage: “Un cheval, c’est comme une femme, ca ne comprend que les f….” :-)

au milieu de nulle part !

Nous sommes arrivés dans le désert et avons attachés nos chevaux à des cactus. (Le noeud de chaise, ca marche même avec les chevaux!) et sommes partis en quête de nos légendaires cactus. Au bout d’une bonne heure, nous en avions suffisamment pour les consommer.

Peyote

Cactus magiques :-)

Premières impressions: infect. Le gout est complètement abject, c’est extrêmement amer et heureusement que le guide nous avait conseillé d’acheter des jus de fruits pour faire passer.
Tout le monde en a pris un peu, j’ai encouragé les demoiselles à se laisser tenter et finalement, tout le monde a au moins goûté. Bien sur, avant cela, nous avons invoqués les 4 vents des montagnes afin de bénir nos petits cactus selon le rituel Huichol.

miam miam miam

La substance active dans le peyotl est la mescaline. C’est un hallucinogène. Pour vous faire une idée, 2 films : Las Vegas Parano et le film “The doors” ( sur le groupe de musique du même nom).
L’intensité des hallucinations dépendent du nombres de peyotes ingurgités. Nous n’en avons pas abusé.

Pour les indiens huichols, il s’agit d’une procession sacrée. Le peyote est censé te faire vomir et ton corps s’en retrouve purifié. Les effets de la mescaline durent entre 6 heures et 12 heures.

C’est donc après quelques peyotes que nous sommes remontés sur nos chevaux pour faire la route inverse et remonter la montagne. Les effets se sont fait sentir petit à petit pendant la montée. Pour la petite histoire, j’ai bel et bien régurgité mon estomac mais je m’étais rarement senti aussi merveilleusement bien. Je ressentais une grande sensation d’apaisement, une sorte de détente absolue. De plus le paysage était éblouissant. Après un sublime couché de soleil, nous avons assisté au spectacle de la voie lactée et de la lune éclairant les falaises. Nous avions envie que cette scène dure éternellement. Heureusement que les chevaux voient dans le noir parce que, nous n’y voyions presque plus rien!

Les effets de la drogue étant bien présent, tout le monde avait le rire facile et nous alternions les périodes de discussions et celles de contemplation de la nuit. Pour ma part, il m’a semblé apercevoir un indien avec un carquois de flèches tandis qu’un ami a vu des petits extraterrestres verts qui lui indiquaient le chemin.

J’ai aussi eu de longues discussions avec le guide sur la vie des habitants du village et sur les chevaux. Il m’a expliqué comment “Nuestra Señora de la Purisima Concepcion de los Alamos de Catorce” était devenu aujourd’hui “Real de Catorce”. Le village vivait à l’époque des mines d’argent et d’or qui sont de nos jours épuisées. Sa survie ne tient aujourd’hui qu’aux pèlerins et aux touristes.

Si nous n’avions pas été pressé par le temps, nous nous serions sans doute laissé tenter par la nuit dans la cabane du guide au beau milieu du désert.

Malgré la quantité astronomique d’alcool que nous avions emmené, nous n’avons rien consommé. Le guide disait vrai: après les peyotes, on a envie de rien, pas même de manger. J’ai fait ma nuit avec 3 mini cookies dans l’estomac

Auberge de jeunesse

Le lendemain, nous sommes remontés à cheval pour partir explorer “el pueblo fantasma” (Le village fantôme). Cette partie du village était utilisée à l’époque des mines et a maintenant été complètement abandonnée.

Photo de groupe real de catorce

Naturellement, nous avons laissé les phares allumés tout le weekend sur une des voitures et nous avons du faire l’aumône du câble électrique afin de pouvoir repartir!

Panne electrique

Retour à Monterrey complètement épuisé après ce fantastique weekend. Je n’ai pas pu m’asseoir sans faire la grimace pendant 3 jours et j’ai du apprendre à marcher en canard pour me rendre à l’udem. Merci le cheval !

J’ai aussi réussi à me bruler le cou, le visage et mon nez tout rouge m’a fait ressembler à un alcoolique quelques jours.
Et là, je viens à peine de terminer le stade lépreux qui suit les coups de soleil!

Mais ca ne change rien! Plus tard, j’aurais une maison et un cheval à Real de Catorce.

Les superbes photos de Real de Catorce
20 commentaires
  1. Caro :

    Date: octobre 12, 2008 @ 17:36

    C’est pas une question de similitude entre la femme et le cheval, c’est juste que : ” cul tendu …

  2. Caro :

    Date: octobre 12, 2008 @ 17:55

    C’est drôle aussi comme tu as “oublié” de mentionner le concentré de conneries que vous avez pu sortir samedi soir, sans compter les remarques salasses…

    Bon d’accord, comme je suis sympa je t’offre les tiennes sur un plateau mon cher Harry :

    - “tout commence par une fessée (décidemment…), c’est la base de toute relation”

    - “y’a tout le monde qui te LOUE des hotdogs ici”

    -”no but where is Alicia ?…we need to search her… we need to take the horses and search her in the mountain”

    -”j’ai l’impression kejsuis, kejuis, kejsuis… j’ai la tête toute chaude”

    -” you look like a Schtroumpf”

    -” ça me fait du bien, ça me fait trop du bien l’alcool + la chaleur qui sort de mon visage”

    -” j’suis toujours là… même quand tu penses que je suis pas là je suis là”

    Et en bonus quelques unes de vendredi soir :
    -”quand tu mets des lunettes noires il fait encore plus noir”

    -”une fois j’ai fait un saumon….. il était bon”

    Je ne le dirai jamais assez : merci pilou … ;)

  3. Pilou :

    Date: octobre 12, 2008 @ 19:40

    Ma chère petite connasse de Caro,

    Quand on a l’impression d’avoir été “un pingouin sur une salade”, on ne se la ramène pas trop !

  4. Mayelle :

    Date: octobre 12, 2008 @ 21:38

    Tu me vois un peu déçue par le manque de virulence de ta réponse à Caro. C’est… faible !

  5. Mayelle :

    Date: octobre 12, 2008 @ 21:40

    Et sache que par ici, on l’appelle Caronasse…

  6. Caro :

    Date: octobre 12, 2008 @ 21:46

    Et comme caronasse est une connasse elle peut même dire que, un peu comme ben qui la prostitue, toi tu falsifies l’information pilou, je m’explique : je n’avais pas marqué “you look like a Schtroump” mais “you look a Schtroumpf”, je tiens beaucoup à ce que tu rectifies, je ne voudrais pas qu’on m’accuse de diffamation … ^^

  7. Pilou :

    Date: octobre 12, 2008 @ 22:43

    Ma petite Mayelle, tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à faire des états d’âme d’une buveuse de cidre doux éclopée?

    Tu es juste jalouse (encore une fois), parce que je ne m’en prends pas à toi et ton côté masochiste s’en retrouve extrêmement frustré.

    Faut il que j’appelle le Candelario et que je lui demande à ce que Muneco vienne te corriger?

    Ma chère caro, même crevé, même bourré, même drogué aux peyotes, il est impossible que j’ai oublié le “like”. Il est donc hors de question que je fasse marche arrière sur ce rétablissement de la vérité.

    Et tu as bien de la chance de bénéficier de l’immunité “j’ai du chocolat milka au Mexique” et “j’ai du foie gras” parce que sinon, je pourrais balancer à tout le monde que tu te colles tes clés usb entre les doigts de pieds afin de te vernir les ongles.

    Ou encore je pourrais me permettre de décrire le taudis dans lequel tu vis et qui relègue mon ex coloc de Lille à un hôtel 5 étoiles.

  8. Caro :

    Date: octobre 12, 2008 @ 23:09

    En effet il faut avoir beaucoup de chance pour bénéficier de tels éloges, fourbe! Tu peux déjà faire une croix sur le foie gras, et le milka ça m’étonnerais qu’il survive jusqu’à ce que tu reviennes.

    C’est pas très malin pour quelqu’un qui ne vis que par et pour la bouffe de mettre tant de victuailles en jeu. Je te croyais plus intelligent et fin stratège que ça.

    Pour la bretonne reste tranquille s’il te plait, surtout que c’est toi qui a contribué à son état d’éclopée à coups d’étriers mal placés; et qui a savouré son excellentissime gâteau chocolat-crème anglaise.

    Quant au taudis, tu pourrais au moins lui montrer un peu de respect et de reconnaissance puisqu’il t’a recueilli quand tu avais faim et froid dans les rues de Monterrey et que tu étais bien trop saoul pour rentrer chez toi.

  9. Mayelle :

    Date: octobre 12, 2008 @ 23:18

    Si par ces petites provocations et autres clichés culturels tu espères recevoir un nouveau coup de fouet, il suffit de le demander… Je me ferais un plaisir de te l’assener. C’est mon côté sadique.

  10. Pilou :

    Date: octobre 12, 2008 @ 23:38

    Agent Meyer,

    Vos manques de respect envers un supérieur hiérarchique commencent à bien faire.
    Un accident est si vite arrivé…

    Je sais très bien ce que je fais, je ne me serais pas permis de mettre les victuailles en jeu si je ne m’étais pas rappelé qu’il s’agissait d’un pâté contenant uniquement 25% de foie gras.
    Tout est calculé. Et ce, même si, j’en conviens, cela peut paraitre déconcertant pour une blondasse asexuée.

    De même, ca ne sert à rien d’essayer de me décrédibiliser en utilisant l’alcool comme argument, tout le monde sait bien que je suis contre…

    Je tiens aussi à ce que tu te rappelles qu’en tant que réparateur de ton pc, j’ai pu y faire tout ce que je voulais. Ton numéro de carte bleue, tes mots de passe internet, tes parents, et ton enfant illégitime… Je sais tout! Ne me force pas à appuyer sur le mauvais bouton.

    Tiens toi à carreau maintenant.

  11. Pilou :

    Date: octobre 12, 2008 @ 23:49

    Tu sais Maelle, ce n’est pas en fouettant des hommes que tu seras guérie de ta frigidité.

    Apprends à t’accepter en tant que soumise…

  12. Caro :

    Date: octobre 12, 2008 @ 23:56

    Pilou, arrête d’essayer de gérer deux fronts à la fois, c’est comme l’Allemagne, à vouloir combattre les lignes Est et Ouest en même temps, tu vas finir par payer.

  13. Mayelle :

    Date: octobre 13, 2008 @ 0:14

    J’avoue ma soumission dans le cas suivant : répondre à un appel à l’aide désespéré pour ton devoir d’anglais, demandé avec tant de délicatesse, juste après m’avoir traitée de frigide, et ce, de la manière suivante “Pilou dit : dis moi, toi ou caro n’avaient pas un truc tout fait sur How the Euro Works…”. Ce sera mon point final à cet échange cordial : n’avAIENT.

  14. Maxence :

    Date: octobre 13, 2008 @ 2:21

    ouais je suis trop d’accord avec vous

  15. Romain :

    Date: octobre 13, 2008 @ 15:58

    Moi je le kiffe le delattre!

    Merde à la bretonne, et on pisse au cul à la blonde! (d’ailleurs je rejoins Pilou sur son côté asexué!)

  16. Lionel Goubet :

    Date: octobre 15, 2008 @ 15:17

    Excellent le coup de la mescaline ! Très beau voyage.

    Tu as peut être fait une erreur en inscrivant ton blog sur PaperBlog :
    http://www.coteboulevard.com/2008/06/paperblog.html

    A toi de voir, ils m’ont contacté aussi, mais après avoir lu ça, ça m’a dissuadé.

  17. Gad :

    Date: octobre 25, 2008 @ 20:29

    En cherchant des informations sur google sur où partir pour le week end prochain (week end des morts), je suis tombée sur ton site qui me fait bien marrer vu que je vis un peu la même chose, étant aussi en échange pendant un an à Monterrey (mais au TEC, pas la même université).
    Vu que tu as un peu plus voyagé que moi, j’aurais besoin d’un conseil sur ce que tu as préféré “so far” et ce qui est faisable en 5 jours.
    Merci
    Géraldine
    (Et désolée d’interrompre votre conversation via commentaires)

  18. Pilou :

    Date: octobre 26, 2008 @ 21:50

    Salut Géraldine,

    Aucun problème pour notre conversation par commentaires ;-)
    D’ailleurs, les deux intervenantes sont aussi des nanas du TEC.

    De ce que j’ai fait pour l’instant, le seul truc qui nécessite 5 jours de voyages, c’est le D.F.
    C’est à une nuit de bus (carrément faisable) et l’aller retour devrait te coûter entre 800 et 1000 pesos.
    A mon avis, le zocalo (grand place) va être blindé pour le dia de los muertos et l’ambiance sera terrible.

    A tte,

  19. Antoni Gandia :

    Date: octobre 3, 2009 @ 19:17

    Subnormals!! El peiot no s’arranca, es talla i torna a rebrotar!! O_o

    Oh shit! You must cut the cactus! They can regrow! :S

  20. h :

    Date: février 18, 2010 @ 17:52

    ouai ba moi jdi smoke weeeeeeeeeeeed!!! psylo

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