San Miguel de Allende

7:55 Voyages

C’est avec léger décalage que je reprends le récit de mon voyage Guanajuato - San Miguel. Hé oui… Tenir un blog, ça prend un temps considérable et je ne trouve pas toujours un moment pour vous raconter en temps et en heure mes dernières aventures.

Rembobinons le film de 3 semaines: Accompagné de mes 3 acolytes, j’ai quitté Monterrey depuis 2 jours. Je me trouve dans l’état de Guanuajuato et dans la ville du même nom. J’y ai passé 1 longue journée à découvrir la ville, ses monuments et ses momies et une courte nuit forte en émotions (Voir l’article associé).
Après avoir bien mangé et bien bu, il était temps de reprendre la route pour notre seconde destination : San Miguel de Allende.

Les transports en commun de Guanajuato, il y a quelques petites optimisations à y faire. On peut tolérer un peu plus de retard à cause du festival mais tout de même, 2 heures pour rejoindre la centrale de bus à environ 10 bornes de distance, c’était peut être un peu abusé. Heureusement, on était beaucoup trop fatigués pour voir passer le temps et une fois arrivé dans l’autobus pour San Miguel, il n’a pas fallu 10 minutes à notre petit groupe pour que chacun trouve sa place dans les bras de Morphée.  Personnellement, je n’avais pas le sommeil très profond et j’ai passé une bonne partie du trajet à regarder Garfield à la TV .

Deux plus tard, nous arrivions à San Miguel. Il était 18h et en bons aventuriers que nous sommes, nous n’avions même pas réserver d’endroit pour dormir. C’est depuis un bus de ville en direction du centre que nous épluchions le routard et le lonely planet à la recherche d’un logement :-) .

Quelques instants plus tard, le bus nous dépose et c’est la grande désillusion. Autour de nous un paysage affreusement glauque: une rue crasseuse, une rivière presque vide d’où émane une odeur fétide et des mexicains qui nous regardent comme si ils n’avaient jamais vu un étranger de leur vie. «On est bien à San Miguel?» s’interrogent les filles. Il semblerait que oui… «C’est ça le patrimoine dont les guides parlent?» Heu…

Le plan de la ville en main, nous avons du mal à nous repérer et nous nous engageons dans une ruelle étroite. J’interroge un mexicain qui, de part son regard atterré, me fait comprendre que nous ne sommes peut être pas dans la bonne direction. Il nous montre le sens opposé, et nous arrivons enfin à nous repérer sur le plan.

Nous avons ensuite traversé le canal nauséabond et nous sommes engagés dans une rue en pavés qui montait. C’était très amusant, au fur et à mesure que nous avancions, la ville se transformait pour passer d’une lugubre périphérie à un charmant petit village. Notre enthousiasme a à peu près suivi la même courbe et c’est enchantés que nous sommes arrivés à la “Casa Bertha” en plein centre du village. Nous y avons rencontré une femme âgée (Bertha, sûrement) qui nous a loué une chambre à un prix dérisoire.

Eglise San Miguel

Cliquez sur les photos pour les voir en grand !

Rue San Miguel

Après avoir déposé nos sacs, nous avons un peu visité la ville mais très sincèrement, à part des églises et des anciennes maison coloniales, il n’y a pas grand chose à voir. Le nombre d’églises par habitant est démesuré et elles rivalisent toutes pour le prix de l’intérieur le plus kitch… Heureusement, les extérieurs sont bien plus soigné et l’église en face de la grande place est impressionnante de part son architecture tout à fait singulière.

Eglise San Miguel

Le routard met en avant l’architecture de cette église qui lui donne un air de ressemblance avec la “Sagrada Familia” de Barcelone

Tour San Miguel

Ce qui est vraiment surprenant dans cette ville, c’est le nombre de gringos (américains) qui y ont élit résidence. Il y en a à tous les coins de rues. Le village a beau être petit, on y trouve quand même un Starbucks et un Subway. A Monterrey déjà, on trouve cela fatiguant qu’à chaque fois que l’on parle à un Mexicain, il nous réponde en Anglais mais à San Miguel, on a atteint les sommets. Je me demande s’ils font ça parce qu’ils pensent que c’est plus simple pour nous, si c’est par vantardise de montrer un niveau en anglais, ou si c’est tout simplement un automatisme dû au fait que la grande majorité des américains ne fait aucun effort pour parler espagnol. En tous cas, c’est très paradoxal de les entendre critiquer les gringos à tout va et nous répondre en Anglais quand nous leur parlons Espagnol.

Pompe à essence San Miguel

Le problème de San Miguel, c’est que c’est vieux et qu’après 22h, la ville est toute morte. Nous n’avons même pas pu trouver un Oxxo ou un 7-Eleaven ( ce sont les mini super marchés ouvert 24H/24 au Mexique) afin d’acheter de quoi se désaltérer. Étant donné que dans cette ville, tout est hors de prix (en comparaison avec les prix usuels mexicains), nous nous sommes contentés d’une bière dans un petit bar avec vue sur l’église de la grand place.

Eglise de Nuit San Miguel

Puis n’ayant pas encore envie d’aller se coucher, nous sommes allés explorer les ruelles de la ville. Nous y avons repéré un bar avec des portes comme dans les saloons et rien que pour cela, nous avons pris la décision d’y entrer.

Quand j’ai poussé les portes et que je suis entré dans le bar en premier, tous les piliers de bar se sont tu et m’ont observé. Que des hommes, aucune musique et un éclairage très succinct. C’était surnaturel. On ne s’est pas débiné et avons tranquillement été nous asseoir à une table. Ils ont repris leurs discussions comme avant qu’on arrive et nous une autre bière.

Cantina San Miguel

Un des mexicains, ivre mort, est ensuite venu discuter avec nous et nous avons passé une formidable soirée avec lui. Il nous tout d’abord expliqué qu’à l’époque, ce bar était une cantina et que seul les hommes y étaient autorisés. Ils nous a raconté ses origines catalanes, ses séjours en France à Versailles, la fois où il a assisté au concert des Rolling Stones à Rotterdam en 90, et l’époque où il jouait de la guitare avec son grand pote Clapton.
Je lui ai ensuite demandé comment il était devenu alcoolique. Une grande histoire ! « Quand j’étais bébé, mon grand père donnait du cognac à ma mère pour que j’accepte de lui téter le sein » Je vous assure qu’avec la gestuelle et les bruitages de succions associés, c’était exceptionnel.

Alcoolique San Miguel

Le lendemain matin, nous avons continué de visiter la ville et des anciennes maison coloniales.

rue San Miguel

Policier de San Miguel

Maison coloniale San Miguel

Finalement, nous avons repris la route pour rentrer à Monterrey ravis, épuisés, et bien plus préoccupés par la prochaine destination que par la reprise des cours. En effet, nous avions déjà réservé des billets d’avion pour 3 semaines plus tard.  La prochaine destination, c’est le Chiapas au sud du Mexique ainsi que le nord du Guatemala pour un voyage de 11 jours. Ça va être grandiose!

Je ne donnerais pas de nouvelles pendant un moment puisque je décolle… après demain!

Toutes les photos
4 commentaires
  1. Caro :

    Date: novembre 5, 2008 @ 22:12

    Pilou : “bah t’as jamais été au kebab ? tu peux demander du thé à la pomme, à la menthe ou à l’ibiscuit (ou ibiscul d’ailleurs) “

  2. Mayelle :

    Date: novembre 5, 2008 @ 22:29

    Pilou : “je crois qu’il y a très peu de personnes au monde qui m’aiment autant que je m’aime”

  3. Pilou :

    Date: novembre 6, 2008 @ 4:17

    Oh oui les filles, léchez moi! léchez moi par là !

  4. Romain :

    Date: novembre 6, 2008 @ 5:11

    Pilou : “je crois qu’il y a très peu de personnes au monde qui m’aiment autant que je m’aime”

    ça ne vaut pas, “je suis tellement génial, que j’aimerais être mon ami…
    Mais comme ce n’est pas possible, je suis et resterais un éternel frustré”

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